• [...] A 5h05, on est d'accord sur le texte définitif. Il est décidé qu'afin d'arrêter les hostilités le plus tôt possible, la dernière page de ce texte sera dactylographiée immédiatement et que les signatures y seront apposées. A 5h10, les plénipotentiaires alliés et allemands y apposent leurs signatures. L'heure conventionnelle de 5 heures est adoptée comme heure de la signature. [...]

    Le Maréchal Foch déclare la séance terminée, et les délégués allemands se retirent. Le télégramme suivant était immédiatement envoyé sur tout le front par radio et par message téléphoné aux commandants en chef :


    1. Les hostilités seront arrêtées sur tout le front à partir du 11 novembre à 11 heures, heure française.
    2. Les troupes alliées ne dépasseront pas jusqu'à nouvel ordre la ligne atteinte à cette date et à cette heure. Rendre compte exactement de cette ligne.
    3. Toute communication avec l'ennemi est interdite jusqu' à la réception des instructions envoyées aux commandants d'armées.

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  • Le Concerto de l'adieu.

    Hommage à nos héros.


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  •                         Roland

    A consulter cette analyse très intéressante de O. Le Franc sur Polémia. On trouve des lignes très instructives sur la littérature provencale des chansons de geste, témoin de la première présence historique de l'Islam dans notre pays, il y a plus de douze siècle.

    "Pour éviter toute repentance inutile et afin de faire face aux multiples problèmes que soulève l’immigration, il convient de revenir à la mémoire de nos premiers contacts avec l’islam qui se déroulèrent précisément dans le Midi.

    715 : Après avoir opéré la conquête de l’Espagne, à l’exception des monts Cantabriques d’où partira la Reconquista, les Arabo-Berbères franchissent les Pyrénées orientales et prennent en 719 Narbonne dont ils feront leur place-forte pour une quarantaine d’années. Leur offensive contre Toulouse échoue en 721, ce qui ne les empêche pas de prendre Carcassonne.

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  • Isambour de Danemark


    Le pape Innocent III jette le 14 janvier 1200 l'interdit sur le Royaume de France, sous prétexte que le roi Philippe II avait répudié sa nouvelle épouse Isambour (Ingeburge) de Danemark. Veuf d'Isabelle de Hainaut, il s'était remarié en 1193 avec Isambour, mais s'était séparé de sa nouvelle femme le jour même de ses noces. Il s'était encore remarié en 1196 avec Agnès de Méran, ce qui entraîna diverses complications avec le Vatican.

    L'interdit était une sanction extrêmement sévère: le clergé avait interdiction de délivrer les sacrements au roi et à son peuple. Philippe fut contraint de s'incliner et obtint la levée de l'interdit en se séparant d'Agnès et en rendant son titre de reine à Isambour, avec laquelle il refusa toutefois de partager sa couche! Ainsi l'union d'un roi et de son peuple passait avant toute considération d'ordre privée, et l'Eglise tenait son rôle d'arbitre de la Chrétienté - au sein de laquelle les plus grands eux-mêmes ne faisaient pas toujours preuve de vertus chrétiennes exemplaires... 

    Pour en savoir plus.

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  • F. Gérard, Musée national du château de Versailles (détail)


    Le lendemain de la bataille d'Austerlitz, l'Empereur vainqueur prononce un discours qui resta dans les annales. L'incroyable épopée napoléonienne allait prendre fin une dizaine d'années plus tard, dans des conditions désastreuses. Les guerres napoléonienne firent environ 2,5 millions de morts dont un million de civils.

    Soldats

    Je suis content de vous. Vous avez à la journée d’Austerlitz justifié tout ce que j’attendais de votre intrépidité. Vous avez décoré vos aigles d’une immortelle gloire. Une armée de cent mille hommes commandée par les empereurs de Russie et d’Autriche a été en moins de quatre heures ou coupée ou dispersée. Ce qui a échappé à votre fer s’est noyé dans le lac. 40 drapeaux, les étendards de la Garde impériale de Russie, 120 pièces de canon, vingt généraux, plus de trente mille prisonniers sont le résultat de cette journée à jamais célèbre. Cette infanterie tant vantée et en nombre supérieur n’a pas résisté à votre choc, et désormais vous n’avez plus de rivaux à redouter, ainsi en deux mois cette troisième coalition a été vaincue et dissoute. La paix ne peut plus être éloignée, mais, comme je l’ai promis à mon peuple, avant de passer le Rhin, je ne ferai qu’une paix qui nous donnera une garantie et amènera des récompenses à nos alliés.

    Soldats, lorsque le Peuple français plaça sur ma tête la Couronne impériale, je me confiais à vous pour la maintenir toujours dans ce haut éclat de gloire qui seul pouvait lui donner du prix à mes yeux. Mais dans la même moment nos ennemis pensaient à la détruire et à l’avilir, & cette Couronne de fer conquise par le sang de tant de Français, ils voulaient m’obliger à la placer sur la tête de vos plus cruels ennemis, projets de souverains et insensés que le jour même de l’anniversaire du Couronnement de votre Empereur, vous avez anéantis et confondus. Vous leur avez appris qu’il est plus facile de vous braver et de vous menacer que de vous vaincre.

    Soldats, lorsque tout ce qui est nécessaire pour assurer le bonheur & la prospérité de notre patrie sera accomplie, je vous renverrai en France ; là, vous serez l’objet de ma plus tendre sollicitude. Mon peuple vous reverra avec des transports de joie, et il vous suffira de dire : j’étais à la bataille d’Austerlitz pour que l’on réponde : voilà un brave.

    De notre camp impérial d’Austerlitz le 12 frimaire an 14.

    Napoléon.

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